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Journée d'études - Ecoféminisme - L'idée d'un monde inversé
/LES SORORALES

Effondrement des Alpes – Journée d’étude #5 : Ecoféminisme – l’idée d’un monde inversé

Mercredi  10h-21h 
MAGASIN des horizons, Site Bouchayer-Viallet, 8 esplanade Andry-Farcy, 38000 Grenoble

 

La thématique dégenrée 2019 des Sororales nous donne la belle opportunité d’accueillir nos voisin·e·s de l’École Supérieure d’Art Annecy Alpes - esaaa et du Centre de la photographie de Genève pour une journée autour des notions d’écologie revue à la sauce féministe et queer ! S’éloigner le plus loin possible des discours catastrophistes qui nous emmènent directement dans les bras de la techno-écologie, ou encore détrôner certains idéaux de la nature, tels seraient les intentions qui réunissent les activistes et autres chercheur·se·s et artistes convié·e·s à cette journée très spéciale.

Programme

10h : MOT DE BIENVENUE ET INTRODUCTION
Béatrice Josse
Directrice du MAGASIN des horizons

 

10h30 : PROJECTION ET ÉCHANGE
Starhawk, film, 12’, couleurs, 2017
Camille Ducellier
Artiste multimédia

 

11h : VISITE GUIDÉE DE L’EXPOSITION « ENTROPIE »
Béatrice Josse
Directrice du MAGASIN des horizons

 

11h45 : CONFÉRENCE
Ingrid Merckx
Journaliste à Politis, membre du Jiec, groupe de journalistes sur le climat

 

12h30 : MARCHE ET PIQUE-NIQUE PARTAGÉ

 

14h30 : LECTURE-BOUTURE ET PRÉSENTATION DE LA REVUE MAMMA RASSISE
Marine Forestier
Étudiante en 4e année à l’ESAAA

 

14h45 : CONFÉRENCE
« Voix et Vision autochtones du Brésil – arts et activisme »
Jaider Esbelle, Fernanda Kaingáng et Daiara Tukano
Artistes et activistes

 

16h15 : LECTURE PARTIELLE ET PARTIALE
Fodd, fodder, édition indépendante, nouvelle version, avril 2019
Madeleine Aktypi
Poète et théoricienne des médias

 

16h30 : PAUSE

 

16h45 : CONFÉRENCE
Camille Ducellier
Artiste multimédia

 

17h30 : DISCUSSIONS

 

18h30 : PERFORMANCE
Eau de vie
Sonia Pérez
Coordinatrice pédagogique à l’ESAAA

 

18h45 : APÉRITIF PARTAGÉ

 

19h30 : SPECTACLE (LES SORORALES)
Anthropocènes (1h30’)
Rita Natálio et João dos Santos Martins
Artistes

 

Les intervenants

Madeleine Aktypi
Poète et théoricienne des médias, elle enseigne l’histoire de l’art à l’ESAD Valence et élabore une thèse de recherche-création à l’Université Grenoble Alpes. Courant 2018, elle performe à la Galerie Air de Paris, à l’Adresse du Printemps, etc. Elle fait actuellement partie de la Mosaïque des Lexiques des Laboratoires d’Aubervilliers. Sa dernière édition indépendante est fodd, fodder (2017, 2019) et sa dernière publication Bog Data, le travail en mutation – mèmes, différends et écosophie, éd. Cité du design (2016).

 

Camille Ducellier
Artiste multimédia, elle se passionne pour la figure politique de la sorcière contemporaine. Si les formes artistiques peuvent varier – documentaire, art interactif, installation sonore –, les sorts sont bien toujours les mêmes : rêver l’obscur, dévoiler les corps, relier le politique au spirituel.

 

Jaider Esbell
Artiste indigène Makuxi, il est le petit-fils de l’entité culturelle Makunaima qui est au centre de la création du monde pour son peuple vivant autour du Mont Roraima (entre le Brésil-RR, le Venezuela et la Guyane).
En 2009, il reçoit la bourse Funarte pour la création littéraire avec le livre de néo-contes Terreiro de Makunaima – Mythes, légendes et histoires en vécus. En 2016, il remporte le prix PIPA Online d’art contemporain. L’une de ses expositions les plus importantes est Mira-Artes Visuais des peuples indigènes, qui réunit des artistes autochtones du Pérou, de Bolivie et d’Équateur (UFMG/2013).

 

Marine Forestier
Étudiante en 4e année Art à l’ESAAA, elle place l’écriture au centre de sa pratique artistique. Ses textes sont des autofictions, à la croisée entre poésie sonore et narration, qui lui permettent de générer tout un paysage de formes dérivées (éditions, lectures, vidéos, objets, installations, performances). Depuis récemment, elle joint à sa pratique des préoccupations écosexuelles et écoféministes, notamment à travers la création d’une revue de poésie et d’écoféminismes, Mamma Rassise, ou encore l’écriture d’une nouvelle fantastique, De Scylla en Charybde, jouant sur les transidentités de personnages mutants.

 

Béatrice Josse
Directrice du MAGASIN des horizons, formée en droit et en histoire de l’art, elle était destinée initialement   à collectionner des œuvres d’art. Infléchissant considérablement le nombre d’artistes masculins tout en y infiltrant des pratiques immatérielles (performances, protocoles…), sa pratique curatoriale prend en compte différents champs de la connaissance. Elle s’appuie sur une véritable co-programmation avec les acteurs de la vie sociale et intellectuelle de son territoire. En tant que Directrice du MAGASIN des horizons, elle s’oriente vers une nouvelle définition du rôle de l’artiste dans la société, en proposant des projets pluridisciplinaires ainsi qu’une formation professionnelle ouverte aux questions d’art et société.

 

Fernanda Kaingáng
Militante au sein du mouvement indigène, avocate spécialiste en droits autochtones et en propriété intellectuelle, elle est conseillère juridique d’organisations indigènes dans les cinq régions du Brésil et représente les peuples autochtones dans divers organes des Nations Unies. Enseignante des droits indigènes aux lycée et à l’université, Fernanda Kaingáng travaille avec les Pontos de Cultura Kanhgág Jãre et Som dos Maracás dans l’État du Rio Grande do Sul. En 2015, le Collège Sectoriel des Peuples Autochtones du Ministère de la Culture l’élit conseillère nationale suppléante au Conseil National des Politiques Culturelles.

 

Ingrid Merckx
Journaliste à Politis, membre du Jiec, groupe de journalistes sur le climat. Deux ans après ses débuts au magazine Lire (en 2000), elle part monter une page cinéma hebdomadaire et étoffer la page livres du Matin du Sahara et du Maghreb, quotidien national marocain francophone basé à Casablanca. Pigiste pour plusieurs journaux à son retour en France, dont la Chronique d’Amnesty, elle commence chez Politis dans la rubrique culture, puis prend en charge aussi en 2006 la rubrique Société qu’elle développe depuis en suivant les questions d’immigration, d’éducation, de santé, de climat, de féminismes… À l’été 2018, elle monte un groupe de journalistes sur le climat avec des collègues de Mediapart, Basta, Reporterre et la Revue Projet : le Jiec.

 

Sonia Pérez
Coordinatrice pédagogique de l’ESAAA aux origines galiciennes. Pour honorer la Galice, terre celte et mystique imprégnée de légende, d’histoires de sorcières et de rituels, elle propose d’appeler les absents et conjurer les mauvais sorts en partageant le rituel de la queimada.

 

Daiaira Tukano
Militante et artiste plasticienne du peuple Tukano do Alto Rio Negro, titulaire d’un Master en droits humains de l’Université de Brasilia, elle est chercheuse en droit à la mémoire et à la vérité des peuples autochtones. Communicatrice indépendante, elle coordonne la Radio Yandê, la première web radio indigène du Brésil (www.radioyande.com). Daiaira Tukano est l’une des premières femmes de son peuple à avoir été initiée à la spiritualité traditionnelle du peuple Tukano, étudiant les médecines sacrées avec son père lors des cérémonies.

 La venue des artistes et activistes Jaider Esbelle, Fernanda Kaingáng et Daiara Tukano est organisée par le Collectif Mémoire Justice et Vérité Rhône Alpes.

 

Le projet EdA, en bref

Le réchauffement climatique dans les Alpes provoque la fonte du permafrost, ciment de glace qui maintient la cohésion des falaises d’altitude. Depuis quelques années, il s’ensuit de spectaculaires effondrements rocheux, avec des conséquences indéniables sur le cadre naturel, la sécurité, les pratiques outdoor, et plus largement sur les représentations de la montagne. Refusant tout imaginaire catastrophiste, le projet EdA vise à assumer ce phénomène en tant qu’objet contemporain, à le documenter, le travailler et lui faire produire des perspectives inédites pour le monde qui vient. Pour ce faire, l’ESAAA et le CPG travaillent avec des créateurs et créatrices, des chercheur·se·s et de très nombreux·ses concerné·e·s, afin de produire des œuvres, des récits, des situations et des événements. L’objectif est l’invention d’un nouveau matrimoine : faire de ce phénomène dont on hérite un objet avec lequel on apprend à vivre.

 

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