Connection
BIVOUAC #3 - Witches, sisters of ecology
/It's time to rekindle the stars

SAM 19 JAN À 15H & 18H
« SORCIÈRES, SOEURS D'ÉCOLOGIE »

RDV à la Grange, Le Percy (Trièves)

/ Résa pour l'atelier (20 places) : reservation@magasin-cnac.org.

/ Entrée libre pour les projections et discussion

En partenariat avec le CCN2

 

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15H - Atelier danse avec Latifa Laâbissi autour de la danse de la sorcière de Mary Wigman

L’atelier sorcière s’adresse à tous, il vous invite à danser collectivement à partir d’une chorégraphie de 1926 de Mary Wigman appelé « la danse de la sorcière » nous allons tout simplement l’apprendre mais aussi inventer joyeusement d’autres danses ensemble.

 

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18h - Projection des films de :

Melanie Bonajo, Night Soil - Nocturnal Gardening

Night Soil – Nocturnal Gardening est le troisième terme d’une trilogie initiée en 2014 avec Night Soil – Fake Paradise et poursuivie par Night Soil – Economy of love en 2015. Avec Nocturnal Gardening, Melanie Bonajo interroge notre temps et les différentes crises écologiques qui le traversent. C’est tout un réseau de questions relatives au droit animal, à la politique des corps, au rationalisme des sociétés occidentales qui considère la nature comme un objet utilitaire qui nous sont adressées. Et comment, aujourd’hui, organiser une résistance ? Nocturnal Gardening nous met en présence de quatre femmes, que l’on observe parcourir un territoire. Elles se rassemblent sous quatre figures, qui expriment chacune un rapport singulier à la nature : la symbiose, le soin, l’activisme et la mémoire. Chacune de ces figures, de ces formes de vie, porte en elle un savoir.

Biographie

Melanie Bonajo est une artiste néerlandaise, formée à la Rijksakademie d’Amsterdam et à l’ISCP de New York. Dans son oeuvre, elle interroge l’impact de notre monde technologique sur la subjectivité, les corps, les représentations et son rôle dans les sentiments d’aliénation et de déréalisation contemporains.

 

Camille Ducellier, Starhawk

Entretien filmé à San Francisco en février 2017 dans le cadre d’une résidence de recherche avec la chorégraphe Nina Santes.

Biographie

Artiste multimédia, Camille Ducellier se passionne pour la figure de la sorcière contemporaine. Si les formes artistiques peuvent varier – documentaire, art interactif, installation sonore -, les sorts sont bien toujours les mêmes : rêver l’obscur, dévoiler les corps, relier le politique au spirituel.

 

Wanuri Kahiu, Pumzi

La nature a été décimée. L'extérieur est mort. Asha vit dans l'une des communautés intra-muros mises en place par le Conseil de Matu, où elle travaille comme conservatrice de musée. Un jour, elle reçoit par la poste une boite contenant de la terre...

Biographie

From A Whisper, le premier film de fiction de Wanuri, réalisé en 2008, s'inspire d'événements réels liés à la double attaque à la bombe perpétrée contre les ambassades états-uniennes à Nairobi et Dar es Salaam le 7 août 1998. Peu de temps après, elle a réalisé For Our Land (2009), un documentaire sur la vie de Wangari Maathai, lauréate du prix Nobel de la paix, pour la série « Great Africans » de M-Net. Elle a ensuite réalisé un court-métrage de science-fiction, Pumzi (2009), soutenu en partie par Focus Features (branche de NBC universal), le Goethe Institut et le Changa Moto Fund au Kenya.

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Suivi d'une discussion en présence de

Pamina de Coulon, auteur-performeuse suisse. (artiste associée MAGASIN des horizons)

Performance​, "essai parlé", storytelling sont quelques uns des outils principaux de sa pratique. 
Tout d'abord une pratique de pensée, additive et arborescente, puis sa délicate traduction dans la (frustrante) linéarité de la parole. 
Des grands monologues qu'elle transmet lors de ses performances, ou alors qu'elle brode, ou grave, ou écrit sur des papiers qu'elle range dans des fardes. Des mots qui coulent comme l’eau qui chante en cascade au fond d’une grotte, ou d’un squat. De la parole savante et des mots bâtards qui ensemble façonnent la "déhiérarchie des savoirs" au cœur de son travail. 
 

C’est à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (2007-2010) qu’elle a d’abord développé sa pratique sous l’enseignement de Yan Duyvendak, Christophe Kihm, Josep-Maria Martín, Lina Saneh, et de nombreux autres intervenants extérieurs.

 

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Latifa Laâbissi, chorégraphe. (artiste associée CCN2)

Mêlant les genres, réfléchissant et redéfinissant les formats, le travail de Latifa Laâbissi fait entrer sur scène un hors-champ multiple ; un paysage anthropologique où se découpent des histoires, des figures et des voix. La mise en jeu de la parole et du visage comme véhicules d’états et d’accents minoritaires devient indissociable de l’acte dansé dans Self portrait camouflage (2006), Histoire par celui qui la raconte (2008) et Loredreamsong (2010). Après Phasmes (2001), pièce hantée par les fantômes de Dore Hoyer, Valeska Gert et Mary Wigman, elle revient sur la danse allemande des années 20 avec le diptyque Ecran somnambule et La Part du rite (2012). Poursuivant sa réflexion autour de l’archive, elle imagine Autoarchive (2013), une forme performative portant sur les enjeux et les filiations de son propre travail. Dans Adieu et merci (2013), elle continue à creuser dans l’inconscient de la danse. Sa dernière création, Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016), co-signée avec la scénographe Nadia Lauro, produit des visions, des paysages, des images où se côtoient l’excès, le monstrueux, le beau, l’aléatoire, le comique et l’effroi. Depuis 2011, Latifa Laâbissi assure la direction artistique d’Extension Sauvage, programme artistique et pédagogique en milieu rural en Bretagne. En 2016, une monographie sur l’ensemble de son travail est parue aux éditions Les Laboratoires d’Aubervilliers et Les presses du réel. Elle est également artiste associée au Triangle – Cité de la danse à Rennes. Aujourd’hui, elle prépare sa prochaine pièce, intitulée provisoirement White dog, pour cinq interprètes et qui sera créée au Kunsten Festival des Arts en mai 2019 et répétée au CCN2 en janvier 2019.

SAT, JAN 19 AT 3PM & 6PM
« WITCHES, SISTERS OF ECOLOGY »

Meeting point : la Grange, Le Percy (Trièves)

/ Résa for the workshop (20 limited places) : reservation@magasin-cnac.org.

/ Free admission for Art film screenings & meetings

In partnership with CCN2

 

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3PM – DANCE WORKSHOP WITH LATIFA LAÂBISSI, FOCUSED ON MARY WIGMAN’S WITCH DANCE

The witch’s workshop is destined for all audiences. You are invited to participate in a collective dance based on a 1926 choreography by Mary Wigman, entitled Witch Dance. We will learn the steps but also joyfully invent other dances together.

 

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6PM – FILM SCREENINGS

Melanie Bonajo, Night Soil - Nocturnal Gardening

Nocturnal Gardening completes the Night Soil trilogy begun in 2014 with Fake Paradise and continued in 2015 with Economy. In Nocturnal Gardening, Melanie Bonajo examines our contemporary moment and the different ecological crises we are experiencing. She raises a broad array of interconnected questions about animal rights, body politics, and the rationalism of Western societies which consider nature as a utilitarian object. How can we organize resistance today? Nocturnal Gardening introduces us to four women who are traveling through, and exploring, the land. The women embody four different ways of relating the human to nature: symbiosis, care, activism, and memory. Each of these figures, or forms of life, is a bearer of knowledge.

Biography

Melanie Bonajo is a Dutch artist educated at the Rijksakademie in Amsterdam and at the ISCP in New York. Her work examines the impact of our technological world on subjectivity, the body, representations, and the role of technology in the contemporary sense of alienation and derealization.

 

Camille Ducellier, Starhawk

An interview with the choreographer Nina Santes filmed in San Francisco in February 2017 as part of a research residency.

Biography

A multimedia artist, Camille Ducellier is fascinated by the figure of the contemporary witch. While the artistic forms she uses may vary—documentary, interactive art, sound installation—the spells cast are always the same: dreams of darkness, unveiled bodies, intertwining of the political and the spiritual.

 

Wanuri Kahiu, Pumzi

Nature has been decimated. The outside world is dead. Asha lives in an indoor community, set up by the Council of Matu, where she works as a museum curator. One day, she receives in the mail a box containing earth…

Biography

From A Whisper, Wanuri’s first film made in 2008, was inspired by real events tied to the double bomb attack against the U.S. embassies in Nairobi and Dar-es-Salaam on August 7, 1998. Soon after, she made For Our Land (2009), a biopic about Wangari Maathai, the Nobel Peace Prize winner, produced for the series “Great Africans” airing on M-Net. The artist then filmed a science-fiction short entitled Pumzi (2009), funded in part by Focus Features (a branch of NBC Universal), the Goethe Institute, and the Changa Moto Fund in Kenya.

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FOLLOWED BY A DISCUSSION WITH THE PARTICIPATION OF:

Pamina de Coulon, auteur-performeuse suisse. (artiste associée MAGASIN des horizons)

Performance, “spoken essay,” and storytelling are among the main tools in Pamina de Coulon’s artistic practice. In the first place, it is a practice of thought, incremental and arborescent, which is then translated into the (frustrating) linearity of speech. During her performances the artist performs grand monologs, or embroiders, engraves, or inscribes words on pieces of paper which she then files; words that flow like water cascading deep in a cave … or in a squat. Her sophisticated language and her hybrid words come together to create an “unhierarchy of knowledge” at the heart of her work.

 

Pamina de Coulon first developed her approach at the Haute École d’Art et de Design in Geneva (2007–2010) under the supervision of Yan Duyvendak, Christophe Kihm, Josep-Maria Martín, Lina Saneh, and many other visiting faculty.

 

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LATIFA LAÂBISSI, CHOREOGRAPHER (ASSOCIATE ARTIST AT CCN2)

Blending genres and rethinking and redefining formats, the work of Latifa Laâbissi combines multiple outside fields on stage to create an anthropological landscape which provides a backdrop for stories, figures, and voices. The interaction between the spoken word and physical appearance, expressive of a minority status and accent, becomes indissociable from the act of dance in Self portrait camouflage (2006), Histoire par celui qui la raconte (2008), and Loredreamsong (2010). Following Phasmes (2001), a performance haunted by the ghosts of Dore Hoyer, Valeska Gert, and Mary Wigman, Laâbissi revisits German dance of the 1920s in the diptych Ecran somnabule and La Part du rite (2012). In a continued reflection on the notion of the archive, the artist envisioned Autoarchive (2013), a performative form addressing the issues and the implications of her own work. In Adieu et merci (2013), she further explores the unconscious aspects of dance. Her latest work, Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016), created in collaboration with Nadia Lauro, generates visions, landscapes, and images populated by excess, the monstrous, the beautiful, the haphazard, the comical, and the terrifying. Since 2011, Latifa Laâbissi has been the artistic director of Extension Sauvage, an art and educational program in rural Brittany. In 2016, a monograph on her lifelong oeuvre was published by Les Laboratoires d’Aubervilliers and Les presses du réel. Latifa Laâbissi is also an associate artist at the Triangle–Cité de la danse in Rennes. She is currently working on her upcoming piece for five performers under the working title White dog, which will be staged at the Kunsten Art Festival in May 2019 and reprised at the CCN2 in January 2019.