Connection
BIVOUAC #9 - JEUX de mains JEUX de soin
/ Il est temps de rallumer les étoiles

MER 20 MARS À 15H 
« JEUX de mains JEUX de soin »

Rdv à la MDH Le Patio - La Ludothèque

 

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Tel un voyage

Tu n'entends pas les bruits de la mer, 

mais tu commences à sentir flotter des choses en toi. 

Quelqu'un te prend la main. 

Elle se transforme en vallée.

On y découvre des canyons, des collines, des buildings.

Puis tu roules, ton dos se fait rond.

Sur ta carapace sensible, vient tomber la pluie, naître le feu, galoper les chevaux.

Tu écoutes avec ta peau, tes muscles, tes os.

Maintenant, à ton tour de devenir l'explorateur - exploratrice 

du paysage corporel de l'autre. 

 

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Rendez-vous directement à la Ludothèque à partir du lundi 04 mars pour vous inscrire. 

 

Un temps privilégié entre un enfant et un parent (ou grand-parent), pour se poser et se détendre, pour s’écouter, prendre soin l’un de l’autre et apprivoiser de nouvelles sensations, à travers des jeux corporels et massages petits / grands.

 

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Projection de films de :

Maria Laet

Notas sobre o limit do mar

Coudre : un acte anodin et domestique. Coudre le sable : un geste insensé et de mise en tension de l’impossible et du vain. Coudre sur la ligne imperceptible que laisse l’écume d’une vague à marée basse sur le rivage : un geste qui tente de matérialiser l’immatériel, de rendre visible une limite entre deux univers qui se joignent et se disjoignent inlassablement. Ainsi dans la vidéo Notas sobre o limite do mar, nous suivons la main de l’artiste ourlant le sable grâce à une aiguille et un fil de coton. Effort tendu et repris, puis abandonné… L’acte, les points friables de couture effacés par le flux et la remontée de la vague. Il y a une abstraction vivante dans le travail de Maria Laet. La couture du sable est un instant du visible de l’impalpable et d’un désir d’imaginaire, un instant de « dialogue » et d’équilibre entre le monde humain industrieux et une nature aussi puissante que mouvante. Mais, ce peut être, aussi, un échec de la ligne humaine dans sa capture de la ligne minérale, marquant sans bruit l’inutilité de notre volonté de maîtrise. Une sorte d’échec à la frontière, qui nous ramène dans le temps de l’effacement, de la disparition, du passager, et de la fragilité du visible. La vidéo en devenant l’image et l’archive.

BIOGRAPHIE

Maria Laet travaille à partir du geste. Dans une relation qui se veut rencontre et dialogue avec les éléments naturels et avec des surfaces du monde. Geste du corps dans un acte de déplacement ou de respiration, geste d’une main dans l’acte apparemment banal de la couture ou de la ponctuation, un geste signe qui se fait performance, tout en en réfutant l’un des attendus : la présence du spectateur. Un geste précis, minime, tout autant que minimal, répétitif – proche du rituel dans sa tentative patiente de perception, de captation et de dévoilement de l’invisible ou des possibles cachés des « petites choses ». Un geste délicat, disponible, que l’artiste brésilienne qui a, notamment, étudié à Sao Paulo, et au Camberwell College of Art, à Londres, dans les années 2007-2008, ouvre à une mesure revisitée de la nature et de ses composants organiques. Maria Laet lie et relie les éléments et les surfaces, en interroge les limites physiques et temporelles, et les débordements inexorables. En décline les traces et la mémoire ainsi que les métamorphoses formelles par une pluralité de médiums : le dessin, la gravure, la photographie, la vidéo.

 

  

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En présence de :

Gabrielle Boulanger

Gabrielle Boulanger (née en 1985) est habitée par le désir de comprendre et d’interagir avec le monde qui l’entoure. Cette vaste intention se concentre alors sur le bassin grenoblois puisqu’elle y vit et y travaille depuis une quinzaine d’années.